| Les cadeaux distribués dans les compétitions sportives | | | |
R : Si la coupe a été payée par un tiers ne participant pas au championnat, par exemple, si une personne extérieure à la compétition donnait une somme d’argent à l’équipe gagnante, cela ne fait pas partie des jeux de hasard interdits.
Par contre, si les deux équipes contribuent, cela fera donc partie des jeux du hasard interdits par la parole du Très-Haut :
« Ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez. »1
De même, s’il y a trois équipes ou plus, et que deux équipes contribuent et la troisième, non. Et la récompense revient au gagnant conformément au dire du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :
« Point de mise, sauf s’il s’agit d’une compétition pour le lancer de javelot, la course de chameaux ou la course de chevaux. »2
Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a donc montré qu’il n’est pas permis de donner une gratification au gagnant, que dans les trois cas cités, car ce sont des disciplines qui concernent le Jihâd dans la voie d’Allah. C’est Allah Qui garantit le succès.
Fatwa de cheikh Otheimine
Fatâwâ Islamiques, Tome 4, pages 433 et 434.
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1 La Table Servie, v. 90.
2 Abû Dâwûd dans le chapitre du Jihâd (2574), At-Tirmidhî dans le chapitre du Jihâd (1700), An-Nassâ’î dans le chapitre des chevaux (6/226).