| Le fait de délaisser volontairement la prière | | | |
| Q : Mon grand frère n’accomplit pas la prière. Dois-je entretenir le lien de parenté qui nous unit ou non, sachant que c’est un demi-frère par mon père ?
R : Celui qui délaisse la prière volontairement et reconnaît le caractère obligatoire de celle-ci est un mécréant, dont la mécréance est majeure[1] selon l’avis le plus correct des savants. Par contre, s’il ne reconnaît pas son caractère obligatoire, c’est un mécréant (d’une mécréance majeure) à l’unanimité des savants, d’après la parole du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :
« La chose la plus haute est l’islam, son contrefort est la prière et son plus haut degré est le combat sur la voie d’Allah »[2] et selon sa parole : « Ce qui sépare l’homme de la mécréance et du polythéisme, c’est le fait de délaisser la prière »[3] et aussi en raison des propos suivants du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :
« Le pacte qui existe entre nous (les musulmans) et eux (les mécréants) est la prière. Quiconque la délaisse a mécru. »[4] En effet, celui qui ne reconnaît pas le caractère obligatoire de la prière traite de menteurs Allah, Son Prophète et le consensus des gens de science et de foi. Sa mécréance est donc plus grande et plus grave que celui qui la délaisse par négligence. Quoi qu’il en soit, il est du devoir des gouvernants musulmans d’exiger de celui qui délaisse la prière de se repentir. S’il refuse, il est condamné à mort, en raison des preuves qui ont été rapportées à ce sujet. Il est aussi du devoir des musulmans de se désolidariser de celui qui délaisse la prière, de le mettre en quarantaine et de ne pas répondre à ses invitations, jusqu’à ce qu’il se repente de son acte auprès d’Allah. Mais il faut aussi le conseiller, l’inviter à la vérité, et le mettre en garde contre les conséquences néfastes du délaissement de la prière dans ce bas monde et dans l’au-delà… Il se peut qu’il se repente, et qu’Allah accepte alors son repentir.
[1] La mécréance se divise en deux : mineure (la personne est toujours considérée comme musulmane malgré cette mécréance) et majeure (la personne est infidèle, ne fait plus partie de la communauté musulmane et – si elle meurt sans s’être repentie – sera éternellement châtiée en Enfer). [N. du T.] [2] Rapporté par l’imam Ahmad (5/231), At-Tirmidhî, chapitre de la foi, n°2616, Ibn Mâjah, chapitre des troubles, n°3973, selon une chaîne de rapporteurs authentique. [3] Rapporté par Muslim dans son Sahîh, chapitre de la foi, n°82. [4] Rapporté par l’imam Ahmad (5/346) et les auteurs des Sunan selon une chaîne de rapporteurs authentique : At-Tirmidhî, chapitre de la foi, n°2621 ; An-Nassâ’î, chapitre de la prière (1/232) et Ibn Mâjah, chapitre de l’accomplissement de la prière, n°1079. |