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![]() Frère en Islam, nous avons vue dans le premier post les conditions pour qu'un acte d'adoration soit accepté. Et nous avions dit pour que l’adoration soit acceptée, il faut obligatoirement réunir deux conditions : La première : La pureté, la sincerité dans l’intention -الإخلاص La deuxième : la conformité avec la Sunnah -المتابعة Frère dans la foi ! Il faut obligatoirement une sincérité absolue pour Allah Seul, en n’associant rien à Allah et en n’accomplissant aucune sorte d’adoration pour autre qu’Allah (qu’Il soit glorifié et exalté). Il faut obligatoirement un suivi absolu du prophète, en adorant Allah en conformité avec ce qui est venu avec le noble messager (que les prières d’Allah, le salut et la bénédiction soient sur lui). Ceci est l’exigence de : "l’attestation qu’il n’y a pas de divinité autre qu’Allah et de l’attestation que Muhammad est le messager d’Allah". Car attester « qu’il n’y a pas de Dieu qu’Allah » implique la sincérité de l’acte pour Allah Seul en n’accomplissant aucune sorte d’adoration pour autre que Lui, mais il incombe que toutes les adorations doivent être sincères pour Son Visage (qu’il soit glorifié et exalté). De même, l’exigence de « j’atteste que Muhammad est le messager d’Allah » est que l’adoration soit en conformité avec ce qu’est venu avec le noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Ainsi, on n’adore point Allah par les innovations, les nouveautés et les abominations sur lesquelles Allah n’a fait descendre aucune preuve. Bien au contraire, l’adoration doit être conforme à la sunna et à ce qui est venu avec le noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Ce que nous devons retenir : L’attestation « qu’il n’y a pas de Dieu (qui mérite d’être adoré) à part Allah » implique la sincérité de l’acte pour Allah. De même, L’attestation « que Muhammad est le messager d’Allah » implique le suivi absolu du Messager d’Allah (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Si l’une des deux conditions de l’acte n’est pas respectée, que l’acte soit dépourvu de sincérité ou du suivi ou les deux ; alors, il sera rejeté sur son auteur et ne sera pas accepté auprès d’Allah (Le Tout Puissant). Allah (qu’Il soit exalté) a démontré la non-validité d’un acte non sincère et cela dans le verset suivant : « Nous avons considéré l’œuvre qu’ils ont accomplie et Nous l’avons réduite en poussière éparpillée »Sourate Al-Fourqan verset 23. Le noble Messager (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) a dit pour montrer le rejet de l’œuvre lorsqu’elle est bâtie sur une innovation : « Quiconque fait quelque chose que nous n’avons pas ordonné, cette chose est rejetée » [Rapporté par Boukhari (2697) et par Mouslim (1718)] d’après le hadith d’Aïcha (qu’Allah soit satisfait d’elle) et dans une version de Mouslim : « Quiconque accomplit une œuvre non conforme aux fondements de notre religion, son œuvre est rejetée. » De plus, il (que la prière et le salut soient sur lui) a dit : « Quiconque, parmi vous, vivra, verra beaucoup de contradictions. Tenez-vous donc à ma sunna et à celle de mes successeurs, les biens guidés, les biens dirigés, attachez-vous-y fermement, mordez-la à pleines dents. Prenez garde aux nouvelles choses, car toutes nouveautés (en matière de religion) sont innovation, et toute innovation n'est qu'un égarement » [Rapporté par 'Abû Dâwûd (4607) et At-Tirmidhî (2676) d’après le hadith d’Al-`Irbâd ibn Sâriya et At-Tirmidhî qui l’a jugé comme étant un « hadith bon et authentique ».] Le Prophète (que la prière et le salut soient sur lui), dans le hadith des soixante-treize groupes parmi lesquels soixante-douze iront en Enfer et un seul au Paradis, a montré que le groupe sauvé est celui qui aura suivi la voie du Messager d’Allah (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et celles de ses nobles compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux et les agrées). L’imam Malik Ibn Anas (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde) a dit : « Le succès des dernières générations ne s’obtiendra qu’à travers ce qui a fait le succès de la première génération de cette communauté » et il a dit (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde) : «celui qui innove dans l’Islam une innovation qu’il considère comme bonne, a prétendu que Muhammad a trahi le message, car Allah dit : Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion ». » Tiré de Al-I’tissam de Al-Châttiby (28/1).Ce qui ne faisait pas partie de la religion à cette époque-là, n’en fait pas non plus partie aujourd’hui. La preuve de ceci réside dans la parole du Prophète (que la prière et le salut soient sur lui) lorsqu’il lui est parvenu qu’un homme parmi ses nobles compagnons avait égorgé son sacrifice avant la prière de l’Aïd, il lui rétorqua alors : « Ton mouton est un mouton de viande ». Cela signifie qu’il n’est pas le sacrifice demandé. La cause est qu’il n’est pas en concordance avec la Sunna. En effet, la Sunna est de commencer à égorger les sacrifices après la prière de l’Aïd. Ainsi, le fait d’égorger avant la prière n’intervient pas dans son moment approprié qui est après la prière, donc l’égorgement n’est pas valide et le hadith a été rapporté par Boukhari (5556) et Mouslim (1961). Al-Hafidh Ibn Hajar a dit dans l’explication de ce hadith dans "le Fath" (17/10) : «Le cheikh Abou Muhammed Ibnou Abi Hamza a dit : Ceci indique que même si une œuvre est accomplie avec une bonne intention, elle ne sera valable que si elle est en concordance avec la Loi islamique[/size]. » Ce qui éclaircit également cela est que Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah soit satisfait de lui), le compagnon du prophète (que la prière et le salut soient sur lui) s’est présenté à des personnes assises dans la mosquée en cercle possédant chacune d’entre elles un nombre de cailloux. Parmi elles, un homme qui leur disait : « glorifiez Allah (dites soubhânallâh ) cent fois, unifiez-le (dites lâ ilâha illa allahou ) cent fois, magnifiez sa grandeur (dites allâhou akbar) cent fois » ; dès lors, ces personnes dénombraient leurs invocations avec les cailloux jusqu’à ce qu’ils arrivent au nombre demandé. Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah soit satisfait de lui) se tint debout face à eux et il dit alors : «Que vous vois-je en train de faire ?! » ils répondirent « Ô ! Abou abder-rahman ce sont seulement des cailloux avec lesquels nous comptons les takbirs (dire Allâhou Akbar), les tahlils (dire lâ ilâha illa lâhou) et les tasbihs (dire soubhânallah) ». Il rétorqua alors : «Comptez plutôt vos mauvaises actions, je vous garantis que vous ne perdrez alors rien de vos bonnes actions ! Malheur à vous communauté de Muhammad ! Comme votre perte fut rapide ! En effet, les compagnons du Prophète sont encore nombreux parmi vous, ses vêtements ne sont pas encore usés et sa vaisselle n’est pas encore cassée . Je jure par celui qui détient mon âme entre Ses mains, soit vous êtes sur une religion plus droite que celle de Muhammad (que la prière et le salut soient sur lui), soit vous avez ouvert une porte menant à l’égarement ?! » « Par Allah, Ô Abou Abder-rahman ! Nous ne voulions que le bien ». Il répliqua alors : « Hélas ! Combien ont voulu le bien sans jamais l’obtenir ». [Ce récit a été rapporté par Al-Daramy dans ses "Sounans" (6968/1) et Al-Albany l’a rapporté dans "Silsilat Al Sahih" (chaîne authentique) (2005).] Les Conditions de المتابعة En conclusion, un acte d’adoration ne sera jamais considéré comme une bonne œuvre tant que ne seront pas remplies les deux conditions que nous avons évoquez : La pureté dans l’intention - الإخلاص et la conformité avec la Sunnah - المتابعة Et المتابعة (la conformité avec la Sunnah) ne se réalisera que lorsqu’il sera en conformité avec les six points suivants : 1- السباب ( La Raison, la cause ) : Si une personne s’adonne à un acte d’adoration pour se rapprocher d’Allah, dont la cause n’est pas légiférée, cet acte d’adoration devient une innovation rejetée à la face de son auteur. Exemple : Comme celui qui Accomplirait deux Rakaat parcequ'il pleut. 2- الجنس ( La sorte, l'espèce, la nature) Il est obligatoire pour l’acte d’adoration d’être en conformité avec la loi d’Allah dans son genre. Celui qui s’adonne à un acte d’adoration qui n’est pas légiféré de par son genre verra son acte rejeté. Exemple : Comme celui qui donne la Zakat Al Fitr en argent et non en nourriture 3-القدر ( La quantité, le montant) Exemple : Comme celui qui accomplirait intentionnellement la prière du Maghreb en 4 Rakaat. 4- الكيفية ( Le Comment, la manière) Exemple : Si une personne fait ses ablutions en commençant par les pieds puis continue en nettoyant la tête, les mains et enfin le visage, nous dirons que son ablution est nulle car non conforme à la loi d’Allah dans la manière. 5- الزمان (Le temps, le moment) Exemple : Tel que celui qui sacrifierais une bête durant le ramadan en pensant avoir la même récompense que le sacrifice du ’Id al Adha. 6- المكان ( Le lieu, l'endroit) Exemple : Si une personne fait une retraite pieuse ailleurs que dans une mosquée verra sa retraite pieuse rejetée car cette dernière ne se fait que dans les mosquées. Réferences : Atharou l-Ibadat fi Hayati l-Muslim du Cheikh Abdul Mouhssine Al 'Abbad, Qawoulou l-Moufid Fi Adilati Tawhid du Cheikh Mohamed Ibn Abdulwahab Al Wassabee, Al Ibdâ’ fi kamâl Ach-Char’i wa khatarou Al Ibtidâ’ du Cheikh Otheimine. | |