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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /2010 13:59
Par coucousiere - Publié dans : vidéos streaming - Communauté : La Tariqa des Califes
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /2010 13:57

'Aisha (radiallahu ‘anha) a dit : 

« Quand les dix derniers jours (de Ramadan) arrivaient, le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) passait sa nuit dans l'adoration, réveillait sa famille (la nuit), redoublait d’efforts et serrait son Izar (pagne). »
 [1]

Ce hadith est la preuve que les dix derniers jours de Ramadan ont une vertu spéciale plus que n’importe quel autre (jour), dans lequel on doit augmenter dans l'obéissance et les actes d'adoration, comme la prière, le dhikr (rappel) et la récitation du Qur'an.

'Aisha (radiallahu ‘anha) a décrit notre prophète et modèle, Muhammad (salallahu ‘alayhi wa salam), par quatre attributs :

1   Il (salallahu ‘alayhi wa salam« passait sa nuit dans l'adoration », c’est à dire qu’il  ne dormait pas.

Ainsi, il (
salallahu ‘alayhi wa salam) restait éveillé dans l'adoration et animait son âme en passant la nuit à ne pas dormir.

Car le sommeil est le frère de la mort.

Le sens 
« passait sa nuit » est qu'il (salallahu ‘alayhi wa salam) la passait dans le qiyam (la prière de nuit) et dans les actes d'adorations pour Allah, le Seigneur des mondes.

Nous devons nous rappeler que les dix derniers jours de Ramadan sont fixés et comptés.


Quant à ce qui a été rapporté concernant l’interdiction de passer la nuit entière dans la prière, qui a été mentionné dans le hadith de 'Abdullah Ibn 'Amr (
radiallahu ‘anhu), cela concerne celui qui le fait chaque nuit de l'année.

2   Il (salallahu ‘alayhi wa salam) « réveillait sa famille », c’est à dire ses femmes pures, les Mères des croyants, pour qu'elles puissent profiter de ce bien, du dhikr et des actes d'adoration pendant ces temps bénis.


3   Il (salallahu ‘alayhi wa salam« redoublait d’efforts », c’est à dire qu’il (salallahu ‘alayhi wa salam) persévérait et luttez dans l'adoration, ajoutant plus à ses actes que ce qu'il avait fait les vingt premiers jours (de Ramadan).

Il faisait cela parce que la nuit 
 d'Al-Qadr arrive pendant un de ces (dix derniers) jours.

4   Il (salallahu ‘alayhi wa salam« serrait son Izar (pagne) »  c’est à dire qu’il s’appliquait et luttait intensément dans l'adoration.

Il est aussi dit que cela signifie qu'il (
salallahu ‘alayhi wa salam) se retirerait des femmes.

Cela semble être plus correct puisque cela penche vers ce qui a été mentionné précédemment et vers le hadith d'Anas (
radiallahu ‘anhu) : 

« Il (salallahu ‘alayhi wa salam) pliait son lit et se retirait des femmes (c'est-à-dire ses femmes). »
 [2]

Aussi, il (salallahu ‘alayhi wa salam) observait Al-‘Itikaf les dix derniers jours de Ramadan et la personne qui est en état d'Itikaf ne peut avoir de rapports (sexuels) avec ses femmes.

Ainsi, ô frère musulman, efforce-toi de te caractériser par ces attributs.

Et préserve la prière que tu fais dans les profondeurs de la nuit 
 (tahajjud) avec l'imam en plus de la prière de tarawih (que l'on prie dans les premières parties de la nuit), pour que ton effort ces dix derniers jours aille plus loin que les vingt premiers.

Et pour que tu puisses atteindre  l'attribut de 
 « passait sa nuit dans l'adoration » en priant.

Et tu dois être patient dans ton obéissance à Allah, en effet, la prière (de nuit) tahajjud est difficile, mais sa récompense est grande.

Par Allah, c'est une grande occasion dans la vie et une chose dont il faut profiter, pour celui qui Allah l'accorde.

Et la personne ne sait pas si, peut-être, elle rencontrera une des nombreuses récompenses d'Allah pendant la prière de nuit, qui sera une aide pour lui dans ce monde et dans l’au-delà.

Les pieux prédécesseurs de cette Umma s’appliquaient à allonger la prière la nuit.

As-Sa'ib Ibn Yazid a dit :

« ‘Umar Ibn Al-Khattab a ordonné à Ubay ibn Ka'b  et Tamim Ad-Dari de diriger les gens dans la prière avec onze raka'at.
Le lecteur récitait cent versets, au point que nous devions nous appuyer sur des bouts de bois en raison de la longue position (debout).
Et nous ne nous arrêterions qu’à l’approche du Fajr. »
 [3]

'Abdullah Ibn Abi Bakr a rapporté:
 

« J'ai entendu mon père (c'est-à-dire Abû Bakr) dire : « Pendant Ramadan, nous finissions (la prière de nuit) tard et nous pressions les domestiques pour présenter la nourriture (du suhur) de peur que le Fajr  ne vienne. »
 [4]

Il y a deux luttes de l'âme auxquelles le croyant fait face pendant Ramadan : la lutte dans la journée avec le jeûne et la lutte la nuit avec le qiyam (prière de nuit). 

Ainsi, quiconque combine ces deux et remplit leurs droits, alors il est parmi les patients - ceux desquels Allah dit : 

« les endurants auront leur pleine récompense sans compter » 
[sourate Az-Zumar : 10]

Ces dix jours sont la dernière partie du mois et les actions d'une personne ne valent que par leur fin.

Et peut-être, il rencontrera la nuit
d'Al-Qadr, debout dans la prière pour Allah et aura ainsi tous ses péchés passés pardonnés.

Et il faut inciter, animer et persuader sa famille d’accomplir les actes d'adoration, particulièrement dans ces grands moments que ne néglige que celui qui a été privé.

Ce qui est plus incroyable est que tandis que les gens accomplissent la prière et font le 
tahajjud, certains passent leur temps dans des assises interdites et des actes coupables.

C'est en effet la perte la plus grande.

Nous demandons à Allah Sa protection.

Donc, s'engager dans ces derniers jours signifie entrer dans le profit des actes pieux dans ce qui reste du mois.

Parmi les choses malheureuses est de voir que certaines personnes excellent dans les actions pieuses, comme la prière et la récitation du Qur'an, dans la première partie du mois, mais alors les signes de la fatigue et la lassitude apparaissent sur eux, particulièrement quand les dix derniers jours de Ramadan arrivent.

Et ceci malgré le fait que ces dix derniers jours possèdent une position plus grande que les premiers.

Ainsi, il faut persévérer dans l’effort et la lutte et augmenter son adoration quand la fin du mois arrive.

Et nous devons garder à l'esprit que les actions d'une personne ne valent que par leur fin.

Notes de bas de page :
[1] Al-Bukhari (4/269) et Muslim (1174)
[2] Voir Lata'if-ul-Ma'arif : pg. 219
[3] Voir Al-Muwatta : vol. 1, pg 154
[4] Aussi dans le Muwatta de l’imam Malik : vol. 1, pg. 156
Article tiré du site al-manhaj.com
Source :
 Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 133-135)
Traduit par les salafis de l’Est
copié de salafs.com
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan
Selon ‘Âicha    :
« Arrivé aux dix derniers jours, le Messager d’Allah    serrait son Izâr  [1], veillait ses nuits, et réveillait sa famille. » 

Dans une version, il est précisé : 

« il veillait ses nuits, réveillait sa famille, redoublait d’efforts, et serrait son Izâr. »[2] 

Au cours des dix derniers jours du 
Ramadhan, le Prophète   privilégiait de faire certaines œuvres qu’il ne faisait pas le reste du mois.

Entre autres, il veillait ses nuits.

Il est possible que cela signifie qu’il restait éveillé la nuit entière.

Dans un 
 Hadith de ‘Âisha en effet, celle-ci explique : 

« Le Prophète    alternait les vingt premiers jours entre la prière et le sommeil, mais lorsque survenait les dix derniers jours, il ‘’retroussait ses manches’’ et serrait son Izâr. » [3] 

Cela peut vouloir dire également qu’il faisait vivre la plus grande partie de la nuit.

Cette hypothèse se fonde sur le Propos que nous rapporte Muslim dans son recueil 
 e-Sahîh, selon lequel ‘Âisha déclare : 

« Je ne pense pas qu’il ait passé     la nuit en prière jusqu’à l’aube. » 

Par ailleurs, le Prophète 
   veillait à réveiller sa famille au cours des dix dernières nuits indépendamment des autres jours.

Sufiân e-Thawrî affirme :

« Quand viennent les dix derniers jours, je préfère que quelqu’un prît la nuit, qu’il redouble d’effort, qu’il réveille son épouse et ses enfants pour la prière s’ils se sentent capables de le faire. »

Il est certifié à cet effet que le Prophète 
   frappait à la porte de Fatima et de ‘Ali pour leur dire : 

« Ne devriez-vous pas vous lever pour prier ! » [4]

Il avait pour habitude de réveiller ‘Âisha avant de faire le 
 Witr, au terme de sa veillée qu’il consacrait à la prière.

Les Textes encouragent les époux à se réveiller mutuellement la nuit pour se vouer à la prière et éventuellement asperger de l’eau sur le visage du conjoint dont le sommeil est trop lourd.

D’après 
 el Mawatta, ‘Omar ibn el Khattab priait la nuit la durée qu’Allah voulait. Au milieu de la nuit, il réveillait sa famille en s’écriant : « La prière ! La prière ! » Il récitait notamment ce Verset : 

(Ordonne la prière à ta famille et endure-la). [5]

La femme d’Abû Mo
 hammed Habîb el Fârisî lui répétait la nuit : « La nuit s’est s’effacée alors qu’entre nos mains le chemin est long et nos provisions sont bien maigres. La caravane des pieux est passée devant nous et nous, sommes restés sur place. »

Ô dormeur de la nuit ! A quel point tu dors !
Lève-toi mon amour
 [6]  ! Le rendez-vous est proche
Prends de la nuit et de ses instants                      
Un passage quand le dormeur a pris sa couche  
 
Qui dort au terme de la nuit                                     
N’atteint aucun rang ni s’en approche

À cette occasion, le Prophète
    serrait notamment son Izâr

Les avis sont partagés pour expliquer le sens de cette expression.

Certains savants prétendent que c’est une façon d’exprimer les efforts intensifs et intenses qu’il consacrait à l’adoration, mais cette hypothèse est sujette à discussion.

En réalité, elle signifie qu’il s’isolait de ses femmes ; c’est ainsi que les prédécesseurs et les références anciennes comme Sufiân e-Tawrî l’ont interprété.

Une autre hypothèse avance qu’il ne se mettait plus au lit jusqu’à la fin du 
 Ramadhan.

Dans le 
 Hadith d’Anas en effet, il est précisé : « Il pliait son lit et s’isolait de ses femmes. »

Certains anciens assument concernant l’exégèse du Verset suivant : 

(maintenant vous pouvez les approcher, et recherchez ce qu’Allah vous a prescrit ) [7] 

que cela correspond à rechercher la Nuit du Destin.

Cela voudrait dire qu’Allah 
   a autorisé d’approcher les femmes pendant les nuits du Ramadhan jusqu’au moment de distinguer entre le fil blanc et le fil noir de l’aube.

Il a enjoint avec cela de rechercher la Nuit du Destin, afin que les musulmans ne passent pas toutes les nuits du mois à profiter des relations licites avec leurs femmes au risque de laisser échapper cette nuit.


En outre, Il a ordonné de rechercher cette fameuse nuit à travers la prière nocturne, surtout lors des nuits où il est plus propice de s’y trouver.

À partir de là, on peut comprendre pourquoi le Prophète 
   voyait ses femmes les vingt premiers jours pour ensuite s’isoler d’elles afin de se concentrer à sa quête de la Nuit du Destin les dix derniers jours.


En outre,le Messager d’Allah 
   prenait son repas du matin juste avant l’aurore.

Selon ‘Âisha et Anas, les dix derniers jours, il prenait son repas du soir avant l’aurore 
  .

Les termes de ‘Âisha sont les suivants : 

« Le Messager d’Allah    dormait et priait pendant le Ramadhan. Les dix derniers jours, il serrait son Izâr, s’éloignait de ses femmes, se douchait entre les deux Edhân, et prenait avant l’aube son repas du soir. » [8] 

Selon Abû Sa’îd el Khudrî, le Prophète a dit 
   : 

« Ne jeûnez pas sans interruption ; quiconque voudrait le faire sans interruption doit s’arrêter au moins juste avant l’aurore.
-          
Toi, tu jeûnes bien sans interruption lui a-t-on fait remarquer !
-          Je ne suis pas comme vous a-t-il répliqué, quelqu’un la nuit me nourrit et m’abreuve. » [9]

Visiblement, il 
   continuait de jeûner toute la nuit.

Il le faisait probablement pour mieux affronter les dix dernières nuits.

Il n’en était pas plus affaibli étant donné qu’Allah le nourrissait et l’abreuvait.

De plus, le Prophète 
   se douchait entre les deux prières de la nuit.

Comme nous l’avons déjà vu avec le 
 Hadith de ‘Âisha, il se douchait entre les deux appels à la prière (Edhân). 

Autrement dit, entre l’
 Edhân du Maghreb et celui du ‘Ishâ.

Ibn Jarîr a souligné :

« Les anciens appréciaient se doucher toutes les nuits des dix derniers jours.
E-Nakha’î s’y douchait toutes les nuits.
Certains se douchaient et se parfumaient les nuits les plus propices à la Nuit du Destin.
Ayyûb e-Sikhtiyânî consacrait sa douche la nuit du vingt-trois et celle du vingt-quatre.
Il revêtait deux vêtements neufs, se parfumait à l’encens, et disait : 
« La vingt-troisième nuit, c’est la nuit des gens de Médine, et la suivante c’est la notre », il entendait par-là les habitants de Bassora. »

Il devient clair à travers cela qu’il est recommandé les nuits où l’on espère coïncider avec la Nuit du Destin de se laver et de se faire beau.

Cela consiste à se faire propre en se douchant, se parfumant, et en portant des beaux vêtements comme il est légiféré de le faire le vendredi et les jours de fête.

Il est légiféré également de se faire beau pour les prières en général.

On ne peut embellir pleinement son extérieur sans embellir par-là même son intérieur à travers le repentir et le retour à Allah 
   en se purifiant le cœur des souillures des péchés.

Il ne sert à rien d’entretenir son aspect extérieur et de laisser l’intérieur complètement délabré.

Il n’est pas décent de s’entretenir avec les rois en privé sans peaufiner et purifier le corps et l’esprit en même temps.

Que dire des relations avec le Roi des rois, Lui qui connaît les secrets les plus cachés.

Il ne se contente pas de regarder vos aspects extérieurs, mais Il considère vos cœurs et vos actes.

Quiconque se tient devant Lui doit embellir son corps par sa tenue et son cœur par le manteau de la piété.

Si quelqu’un ne revêt pas l’habit de la piété, il est véritablement nu même s’il est tout habillé.

Il est propice à l’occasion des dix derniers jours de faire l’
 I’tikâf (retraite spirituelle).

D’après el Bukhârî et Muslim, selon ‘Âisha –qu’Allah l’agrée – le Prophète 
   faisait l’I’tikâf les dix derniers jours du Ramadhan, et cela, jusqu’à sa mort.

D’après 
 Sahîh el Bukhârî, selon Abou Huraïra    : 

« Tous les Ramadhan, le Prophète faisait une retraite de dix jours. L’année où il est mort, il a fait une retraite de vingt jours. »

Il faisait une retraite ces dix fameux jours, au cours desquels chacun est à l’affût de la Nuit du Destin, pour se couper de toute occupation mondaine.

Il en profitait pour se vider l’esprit, pour s’entretenir en privé avec Son Seigneur afin de l’invoquer et de l’évoquer.

La personne en retraite s’isole pour mieux se soumettre à Allah et se consacrer au 
 Dhikr (l’évocation d’Allah).

Elle décide de couper tout lien avec le monde extérieur susceptible de lui perturber l’esprit.

Elle se tourne corps et âme vers Son Seigneur et se voue complètement à Allah.

Sa seule préoccupation est Son Seigneur et la recherche de Son agrément.

Une fois que les liens, les sentiments, et une certaine complicité se créent, la personne peut dès lors s’abandonner pleinement à Allah dans toutes les autres situations.

Allah 
   dit : 

(Nous l’avons descendu la Nuit du Destin. Et qui te dira ce qu’est la nuit du Destin ? La nuit du Destin est meilleure que mille mois.).[10] 

Selon Abû Huraïra 
  , le Prophète    a dit au sujet du mois du Ramadhan :

« Il y a une nuit qui est meilleure que mille mois, quiconque est privé de ses bienfaits, sera démuni. » [11]

Mâlik a confié : 

« 
On m’a rapporté qu’il fut montré au Messager d’Allah 
   les œuvres des générations passées, ou ce qu’Allah a voulu lui montrer.
Il eut l’impression que celles de sa communauté étaient trop justes et qu’elles ne pouvaient rivaliser avec celles des prédécesseurs dont la durée de vie était plus longue.
Allah lui offrit donc la Nuit du Destin qui est meilleure que mille mois.
 »

Concernant les œuvres liées à cette fameuse nuit, il est certifié que le Prophète 
   a dit :

 
« Quiconque veille la nuit du Destin avec foi et en aspirant à la récompense, il se verra pardonner ses péchés passés. » 

« Veiller »
 consiste ici à la passer dans l’adoration et la prière nocturne.

En outre, il a recommandé à ‘Âisha de se consacrer aux invocations.

Sufiân e-Thawrî a dit : «
 Cette nuit-là, les invocations sont meilleures à mes yeux que la prière. »

Il veut dire par là qu’il vaut mieux multiplier les invocations que de faire des prières comportant peu d’invocations. Néanmoins, si l’adorateur alternait entre les invocations et la lecture cela reste une bonne initiative.

Le Prophète 
   se consacrait à l’adoration les nuits du Ramadhan et psalmodiait le Coran.

Il ne lisait pas un verset évoquant la Miséricorde sans la solliciter ni un verset évoquant le châtiment sans demander la protection d’Allah.

Il alliait la prière avec la récitation, l’invocation avec la méditation.

Voici la meilleure combinaison à mettre en pratique au cours des dix dernières nuits ou autre.

‘Âisha
   a demandé au Prophète    : 

« Si je coïncidais avec la Nuit du Destin, quelle invocation dois-je y consacrer ?
-          Tu n’as qu’à dire : Ô Allah ! Tu es Absoluteur et tu aimes le pardon, alors pardonne-moi ! »

L’absoluteur fait partie des Noms d’Allah, il signifie qu’Allah passe outre les péchés de Ses serviteurs et qu’Il en efface les traces.

Il aime qu’on sollicite Son Pardon et aime pardonner à Ses Serviteurs comme Il aime de la part de Ses Serviteurs qu’ils se pardonnent les uns les autres.

S’ils venaient à se pardonner entre eux, Il userait de Son Pardon envers eux.

Son Pardon a un ascendant sur à Son Châtiment.

Le Prophète disait à cet effet 
   : 

« Je cherche protection auprès de Ton Agrément contre Ta Colère et de Ton Pardon contre Ton châtiment. » [12]

Il est donc conseillé de demander pardon la Nuit du Destin après avoir redoublé d’efforts dans les bonnes œuvres au cours de cette nuit en question et des dix dernières nuits en général.

Cela, parce que les initiés, même s’ils s’appliquent dans les actes de dévotion, ils ne se voient pour autant dans une situation privilégiée.

Ils s’en remettent alors à Son Pardon à la manière des pécheurs et des insouciants.

Selon Abû Huraïra 
  , le Prophète a dit    : 

« 
Quiconque jeûne pendant le mois du Ramadhan avec foi et en aspirant à la récompense, se verra pardonner ses fautes passées.
Quiconque prie la nuit du Destin
 avec foi et en aspirant à la récompense, se verra pardonner ses fautes passées. »

Toujours selon Abû Huraïra 
  ), ce dernier a dit    :

« 
Quiconque prie les nuits du Ramadhan avec foi et en aspirant à la récompense se verra pardonné ses péchés passés. » [13]

Ce 
Hadith recense trois moyens de se faire pardonner les péchés commis dans le passé.

Autrement dit, il faut jeûner le mois du 
Ramadhan, prier durant ses nuits, et durant la Nuit du Destin en particulier.

À elle seule, la Nuit du Destin efface les fautes qui ont pu se produire au début, au milieu, ou à la fin des dix derniers jours.

Que la personne s’en rende compte ou non, l’absolution des péchés n’attend pas la fin du mois pour se voir effective ; contrairement au 
 Ramadhan et à la prière nocturne pour lesquels il faut attendre la fin du mois pour en savourer les fruits.

En effet, dès que le mois se termine, le fidèle achève le jeûne et les veillées spirituelles.

L’absolution des péchés a lieu tout de suite après l’interruption des deux moyens qui ont permis de l’obtenir.

Ces deux moyens sont le jeûne pour les journées et la prière pour les nuits du mois du 
Ramadhan.

Une fois les limites du mois franchies, les jeûneurs ont rempli leur devoir.

Ils n’ont plus qu’à attendre la récompense qui se traduit par le pardon.

En allant à la prière de l’
Aïd, leurs récompenses leur sont distribuées.

Quand ils rentrent chez eux, ils ont déjà perçu leur dû en entier.

La récompense est proportionnelle à l’effort requis ; celui qui n’a pas rempli correctement son devoir devra s’en prendre à lui-même.

Salmân affirme à ce sujet :

« La prière est une balance, celui qui donne la bonne mesure sera pleinement rétribué, et pour celui qui voudrait tricher : vous connaissez pertinemment le sort des tricheurs. »

Le jeûne et les bonnes œuvres en général sont de cet ordre.

Celui qui s’acquitte de sa dette compte parmi les serviteurs d’Allah les plus loyaux tandis que celui qui veut tricher, alors malheur aux tricheurs !

Honte à celui qui remplit avec soin la mesure de ses passions alors qu’il néglige injustement la balance de  son jeûne et de sa prière !

Demain les âmes seront gratifiées de leurs œuvres,
Et les laboureurs auront le fruit de leur labeur
S’ils font du bien, ils le font pour eux-mêmes,
Et s’ils font du mal alors quel mauvais labeur


Les pieux prédécesseurs faisaient en sorte d’achever leur effort avec soin et perfection.

Se voir accepter les œuvres étant leur second souci, ils avaient la peur au ventre à l’idée de se les voir refuser, et ils 
(font ce qu’ils font le cœur rempli de crainte ). [14]

‘Ali 
   aurait dit :

« 
Soyez plus préoccupés de vous voir accepter les œuvres que de les accomplir. N’avez-vous pas entendu les Paroles d’Allah    : (Allah accepte les œuvres des gens pieux).
 [15] »

Selon el 
Hasan : 

« 
Allah a fait du Ramadhan une arène pour Sa création où ils rivalisent dans Son obéissance pour atteindre Sa satisfaction.
Les premiers ont eu la victoire tandis que les retardataires ont tout perdu.
 »
 

Comment peut-on avoir le sourire aux lèvres le jour où les bienfaiteurs sont les vainqueurs et où les paresseux sont les perdants !

Parmi les moyens permettant également de gagner le pardon divin, nous avons le fait de nourrir les jeûneurs et d’alléger la tâche aux esclaves.

Il y a de surcroît l’évocation d’Allah et le repentir qui consiste à demander pardon au Seigneur.

Les invocations du jeûneur lui sont acceptées aussi bien la journée qu’au moment où il entame son repas.

En outre, les anges invoquent le pardon en faveur des jeûneurs jusqu’au soir.

Ainsi, il existe de multiples façons de se faire pardonner à l’occasion de ce mois bénit.

C’est pourquoi ne pas obtenir à cette occasion le pardon, c’est vraiment être le plus démuni du monde !

Quand les péchés seront-ils pardonnés à celui qui n’aura pas profité de l’opportunité ?

Quand ses oeuvres lui seront-elles acceptées, si elles ne l’ont pas été au cours de ce mois ?

Quand va-t-il se corriger s’il ne l’a pas fait pendant 
 Ramadhan ?

Quand va-t-il guérir de son ignorance et de sa négligence ?

Toutes les branches qui ne donnent pas de fruits à l’heure de la cueillette sont coupées pour servir de brasier au feu. Si la terre est mal semée à la saison des graines, il y n’aura d’autre labeur le jour de la récolte que la déchéance et le remord.

Concernant la fin du mois, les personnes inondées par les fautes et dont les grands péchés leur font mériter l’Enfer, sont affranchies de ses flammes.

Le jour de l’
 Aïd, Allah affranchit de la Géhenne, les grands pécheurs parmi les jeûneurs ; les pervers peuvent rejoindre ainsi les dévots.

Etant donné que le pardon et l’affranchissement du feu étaient le fruit du jeûne et des veillées pieuses, le Seigneur a ordonné au serviteur d’achever cette période en exprimant sa reconnaissance et en proclamant Sa Grandeur en disant : 

(afin que vous finissiez ses jours et que vous proclamiez la Grandeur d’Allah qui vous a guidé, ainsi serez-vous reconnaissants).
 [16] 

La façon d’être reconnaissant envers Celui qui par Sa Faveur a permis à Ses serviteurs de jeûner le mois de 
Ramadhan tout en les soutenant dans leur besogne, c’est de l’évoquer et de le remercier tout en Le craignant comme il se doit ; Lui qui leur a pardonné et qui les a affranchis de l’Enfer.

Ô toi dont le Maître a affranchi des flammes !

Méfie-toi de ne pas retomber dans les chaînes de la faute après t’en être délivré.

Ton Maître t’éloignerait-Il de l’Enfer vers lequel tu es attiré ?

À quoi bon t’en sauver si toi tu y replonges sans y manquer !

Il incombe à quiconque veut délivrer son âme du feu à l’occasion du 
 Ramadhan de se donner les moyens de le faire, en sachant qu’à cette occasion, ils sont plus que disponibles.

Dans 
e-Sahîh d’ibn Khuzaïma, il est dit :

« Faites en sorte d’abonder de ces quatre choses : deux d’entre elles servent à satisfaire Votre Seigneur, et vous ne pouvez vous passer des deux autres.
Celles dont vous vous servez pour satisfaire Votre Seigneur, ce sont :
 l’attestation qu’il n’y de dieu en dehors d’Allah et le repentir. 
Et celles dont vous ne pouvez vous passer, ce sont :
 quand vous demandez à Allah le Paradis, et quand vous cherchez Sa protection contre l’Enfer.
 »

Chacune des quatre particularités mentionnées dans ce 
Hadith constitue en elle-même une raison d’être affranchi et pardonné.

La parole d’unicité pulvérise et efface les péchés.

Elle n’omet aucune faute et rien parmi les œuvres ne peut la devancer en mérite.

Elle équivaut à l’affranchissement d’un esclave qui implique l’affranchissement du feu.

La parole du repentir quant à elle, constitue l’un des plus grands moyens pour se faire pardonner.

Si l’on sait que le repentir consiste à invoquer Allah d’absoudre les péchés, il faut alors garder à l’esprit que l’invocation du jeûneur est exaucée quand il est à jeun et juste au moment de rompre son jeûne.

Au demeurant, le plus efficace des repentirs s’avère quand celui-ci est accompagné d’un regret sincère.

Quiconque demande pardon du bout des lèvres, avec le cœur attaché à la faute, et la ferme intention à la fin du mois de la retrouver, verra son abstinence lui retourner, et les portes de l’acceptation lui seront fermées.

Quant au fait d’implorer l’entrée au Paradis et d’être protégé de l’Enfer, ce sont les invocations, les plus essentielles et au sujet desquelles le Prophète 
   a déclaré : 

« C’est autour de cela que nous tournons. » [17]

Serviteurs d’Allah ! 

Rama
dhan 
a pris l’initiative de partir, il n’en reste pratiquement plus rien.

Celui qui parmi vous en a profité pour faire le bien, doit finir ainsi, mais celui qui a gaspillé ses heures peut encore finir bien.

La dernière œuvre est celle qui prévaut.

Jouissez donc du peu de jours et de nuits qui vous restent et quittez-le sur une bonne action ; elle pourra témoigner en votre faveur auprès du Roi Omniscient.

Faites-lui vos adieux au moment du départ avec les meilleures salutations.

Ô 
Ramadhan ! Compatis !

Les larmes des bien-aimés affluent et leurs cœurs devant la douleur du départ se fendent.

Un instant au moment des adieux peut étouffer ce que les flammes du désir ont brûlé.

Un instant de pardon et de regret peut récupérer des empans entiers de jeûne détruits par le feu.

Un cavalier isolé parmi les admis peut très bien regagner la caravane.

L’individu enchaîné dans ses fautes peut tout aussi se libérer.

Un individu méritant le feu peut autant en être délivré et un rebelle peut certainement être atteint par la Miséricorde du Maître.

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur notre maître Mo
 hammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !

Traduit par : Karim Zentici
Relu par Abu Hamza Al-Germâny
Le bureau de prêche de Rabwah (Ryadh)

[1]
 Pièce d’étoffe qui se porte à la taille  ou pagne. (N. du T.)
[2] Rapporté par el Bukhârî et Muslim.
[3] Rapporté par Ahmed.
[4] Rapporté par el Bukhârî et Muslim.
[5] Tâ-Ha ; 132
[6] Le terme Habîb signifie amoureux en arabe, ici en l’occurrence c’est le nom de son mari mais il sous-entend certainement les deux sens (N. du T.)
[7] La vache ; 187
[8] Rapporté par ibn abî ‘Âsim.
[9] Rapporté par el Bukhârî.
[10] Le Destin ; 1-3
[11] Rapporté par Ahmed et e-Nasâî.
[12] Rapporté par Muslim.
[13] Rapporté par el Bukhârî et Muslim.
[14] Les croyants ; 60
[15] Le Repas Céleste ; 27
[16] La vache ; 185
[17] Rapporté par Abou Dawûd et ibn Mâja.
copié de islamhouse.com
Imam Zayn ud-Deen Ibn Rajab al-Hanbali

Par coucousiere - Publié dans : à lire - Communauté : musulman et fière de l'être
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Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /2010 23:54

Question :


Est-ce qu'il est nécessaire de renouveler tous les jours l'intention de jeûner pendant le mois de Ramadhan ou est-ce qu'une seule intention suffit ?

Réponse :

Une seule intention au début du mois du Ramadhan suffit en ce sens qu'il était dans l'intention de celui qui jeûne, au début du mois, de jeuner tout le mois même s'il ne formule pas son intention au jour le jour.

Par contre, s'il arrête son jeûne pendant le mois du Ramadhan en raison d'un voyage, d'une maladie ou toute autre raison valable, il lui est obligatoire de renouveler son intention car il l'a arrêtée en délaissant le jeun pour un voyage, une maladie ou toute autre raison valable.

Source : Fatawi arkan al islam (Chapître : Fatawi As-Syaam, question 408, page 466)
Auteur : Sheikh Mohammad Ibn salih al 'outhaymine, rahimahou Allah
Traduction : Abu Abdillah
http://www.sounna.com/spip.php?article52
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn 'Outheymine

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Question :

Chaque année a lieu la même confusion (balbalah) au sujet du début et de la fin du [mois de] Rama
dân béni.
Les pays musulmans divergent ; il y a ceux qui anticipent et ceux qui retardent [le jeûne et sa rupture].
Quelle est la solution (
hall) [pour remédier] à ce problème ?

Réponse du Noble Chaykh ‘Abdu-l’Azîz Ibn ‘Abd-Allâh Ibn Bâz – qu’Allâh lui fasse miséricorde - :

L’affaire est ample (wâsi’) par la grâce d’Allâh.

A tout peuple d’un pays 
[1] sa vision [2] comme l’a affirmé Ibn ‘Abbâs – l’Agrément d’Allâh sur eux deux – lorsque vînt à lui Kurayb en direction du Châm [3] jusqu’à Médine.

Il le questionna [sur le jour] jeûné [par] Mu’âwiyah – l’Agrément d’Allâh sur lui – ainsi que les gens du Châm, Kurayb lui répondit :

« Les gens ont vu [le croissant lunaire] le jour du vendredi et Mu’âwiyah ainsi que les gens jeûnèrent [le lendemain]. »

Ibn ‘Abbâs dit :

« Quant à nous, nous l’avons vu le samedi et nous continuerons à jeûner jusqu’à ce que nous terminions la période (‘iddah) ou que nous le voyons [à nouveau]. »
(Rapporté par Muslim 1087)

Il a constaté que le Châm était loin et que les gens de Médine ne partageaient pas pour autant [le même lieu d’apparition] et c’est pour cela qu’un groupe parmi les Gens de science ont dit et ont été d’avis que chaque pays a sa [propre] vision [du croissant lunaire].

Si son apparition est attestée dans le Royaume d’Arabie Saoudite par exemple, et que par sa vision, jeûnent aussi les gens du Châm et d’Egypte et autres qu’eux, alors c’est [aussi] bien d’après la généralité des a
hâdîth et s’ils ne jeûnent pas et apparaît à leur regard le croissant lunaire et jeûnent [seulement] par sa vision alors pas de mal [en cela].

Une décision a été émise du Conseil du Comité des Grands Savants du Royaume d’Arabie Saoudite [confirmant] qu’à chaque pays [son lieu de] vision [du croissant lunaire] d’après le
hadîth d’Ibn ‘Abbâs cité et ce qui résulte de sa signification.

[1] :
 Mais il se peut que l’apparition du croissant ne soit pas partagée par tout le monde à l’intérieur d’un pays. Peut être que les gens des contrées désertiques le verront alors que les gens du littoral ne le verront pas. Il se peut aussi que des pays frontaliers partagent le même lieu d’apparition.

[2] :
 Le début du mois de Ramadân et sa fin se fait à l’œil nu directement en levant les yeux vers le ciel c’est cela la tradition de notre Bien-aimé – Prière et Salut d’Allâh sur lui -. D’après ‘Abdu-llâh Ibn ‘Umar – l’Agrément d’Allâh sur eux deux – : « J’ai entendu le Messager d’Allâh – Prière et Salut d’Allâh sur lui – dire :

« Si vous le voyez, jeûnez et si vous le voyez [plus tard] alors, rompez mais s’il vous est caché alors faites une estimation. »
(Rapporté par les deux Chaykh. Al-Bukhârî 1906 et Muslim 1080 et 8)

[3] :
 Le Châm comprend actuellement, la Syrie, le Liban, la Jordanie et la Palestine occupée (qu’Allâh la délivre des mains des ennemis de l’Islâm).

Traduction :
 L’équipe www.mukhlisun.com
Lien de la fatwah : http://www.binbaz.org.sa/index.php?pg=mat&type=fatawa&id=407#_ftn1 - « Rassemblement de fatâwâ et d’articles divers », tome XV.
Lien de l’article : http://www.mukhlisun.com/index.php?option=com_content&task=view&id=53&Itemid=71
Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdi-llâh Ibn Bâz

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Abû Hurayra a rapporté que le messager d'Allah (sallallahu ‘alayhi wasallam) a dit : 

« Ramadan vous est venu - un mois béni.
Allah vous a rendu obligatoire son jeûne.
Pendant ce mois, les portes de ciel sont ouvertes, les portes du Feu de l'enfer sont fermées et les mauvais djinns sont enchaînés.
À Allah appartient une nuit, qui est meilleur que mille mois.
Quiconque est privé de son bien, alors il a été privé (de tout le bien). »
 [1]

Le hadith est bonne annonce aux serviteurs pieux d'Allah, de l'arrivée du mois béni de Ramadan.

Le prophète (
sallallahu ‘alayhi wasallam) a informé ses compagnons de son arrivée et ce n'était pas une simple annonce.

Plutôt son intention était de leur donner la bonne annonce d'un temps magnifique de l'année, pour que les gens pieux qui sont prompts à accomplir des actes puissent lui donner ce qui lui est dû.

Ceci parce que le prophète (
sallallahu ‘alayhi wasallam) a expliqué dans le hadith qu'Allah a préparé pour Ses serviteurs des voies vers l'obtention du pardon et Son agrément et ces voies sont nombreuses.

Ainsi celui à qui le pardon échappe pendant le mois de Ramadan a été privé d’une privation extrême.

Parmi les grandes faveurs et générosités qu'Allah a accordé à Ses serviteurs est qu'Il a préparé pour eux des occasions méritoires pour qu'elles soient une source de profits pour ceux qui lui obéissent et une course pour ceux qui se précipitent pour rivaliser (dans les bonnes actions).

Ces occasions méritoires sont des temps pour accomplir des espoirs en s’exerçant dans l'obéissance et en levant les défauts et manques par l'auto-rectification et le repentir.

Il n'y a pas une seule de ces occasions parmi ces temps vertueux, pour laquelle Allah n’ait assigné des adorations, par lesquelles on peut se rapprocher de Lui.

Et Allah possède les choses les plus belles comme récompense, qu'Il accorde à qui Il veut, par Sa Grâce et Miséricorde.

Donc celui qui réalise le vrai bonheur est celui qui profite de ces heures, jours et mois vertueux et se rapproche de Son Seigneur, en faisant ce qui est prescrit parmi les actes d'obéissance.

Ainsi, peut-être lui accordera-t-on une des nombreuses bénédictions de ces occasions et qu’il sera aidé par cela, d’une aide qui le sauvera du Feu et de ce qu'il contient, comme sa chaleur. [2]

La capacité d'atteindre Ramadan est une générosité magnifique en soi, accordée à celui qui l'atteint et se lève à son occasion, debout dans la prière pendant sa nuit et jeûnant pendant son jour.

En cela, il retourne vers son Seigneur- de la désobéissance à l’obéissance, de négligence au rappel, de l’éloignement au retour vers Lui repentant.

Le musulman doit prendre conscience de cette générosité et reconnaître son ampleur.

En effet, de nombreuses personnes ne peuvent jeûner, parce qu'elles meurent avant qu'elles ne l'atteignent ou parce qu'elles ne sont pas capables d'observer le jeûne ou parce qu'elles le refusent et s'en détournent.

Ainsi, celui qui jeûne doit louer son Seigneur pour cette générosité et doit accueillir ce mois avec la joie et le plaisir d’accueillir un temps magnifique de l'année parmi toutes les occasions pour accomplir des actes d'obéissance.

Il doit s’exercer profondément à accomplir de bonnes actions.

Et il doit invoquer Allah de lui de lui permettre de jeûner et de prier la nuit et qu'Il lui donne le sérieux, l'enthousiasme, la force et l'énergie dans ce mois.

Et qu’Il l'éveille de l’insouciance de dormir trop longtemps pour qu'il puisse profiter de ces temps vertueux.

Il est malheureux de constater que de nombreuses personnes ne connaissent pas la valeur de cette occasion vertueuse, ils ne la considèrent pas non plus comme étant sacrée.

Donc le mois de Ramadan ne devient plus un temps significatif pour l'obéissance, l'adoration, la récitation de Qur'an, l’aumône et le rappel d'Allah.

Plutôt, pour certaines personnes cela devient un temps pour diversifier leur alimentation et boisson et préparer différents types de repas avant que le mois ne commence.

Quelques autres ne connaissent Ramadan que comme un mois d'insomnie et de réunions récurrentes, et de sommeil dans la journée.

Au point que certains parmi eux dorment pendant les temps des prières obligatoires, ainsi ils ne les prient pas en congrégation ou en leurs temps appropriés. D’autres gens ne connaissent Ramadan que comme un temps pour conduire des affaires de ce bas monde, pas comme un temps pour conduire des  affaires pour l'au-delà.

Ainsi, ils y travaillent activement, achetant et vendant et restant dans les marchés, abandonnant par conséquent les 
masajid.

Et quand ils prient avec les gens, ils le font de manière hâtive.

Ceci parce qu'ils trouvent leur plaisir dans les marchés.

Voilà jusqu’où les notions et la manière de voir (Ramadan) ont été changées.

Les Salaf avaient l'habitude de dire :

« Certes, Allah, le Très-Haut, a fait du mois de Ramadan une compétition pour Ses créatures, dans lequel ils peuvent se concurrencer vers Son agrément, en lui obéissant.
Ainsi, un groupe vient en premier et ils prospèrent et un autre groupe vient en dernier et ils échouent. »
[3]

Aussi, l'individu ne sait pas si c'est peut-être le dernier Ramadan qu’il verra dans sa vie, s'il l'achève.

Combien d'hommes, de femmes et d’enfants ont jeûné avec nous l'année passée et sont maintenant couchés enterrés dans les profondeurs de la terre, selon leurs bonnes actions.

Et ils espéraient jeûner beaucoup plus de Ramadan.

De même, nous allons tous suivre leur chemin.

Donc, le musulman doit se réjouir de cette occasion magnifique pour l'obéissance.

Et il ne doit pas y renoncer, mais au lieu de cela s’occuper avec ce qui lui profitera et ce dont les effets resteront.

Qu’est-ce qu’est (Ramadan), sinon un nombre de jours (comptés), jeûnés à la suite et qui finissent rapidement.

Qu’Allah nous mette, aussi bien que vous, parmi ceux qui sont les premiers dans la réalisation des bonnes actions.

Notes de bas de page :
[1] Ce hadith est rapporté par Ahmad et An-Nasa'i. Voir la vérification d'Ahmad Shakir du Musnad (n°7148) et Sahih At-Targhib wat-Tarhibde shaykh Al-Albani (1490) de même que Tamamul-Manna (395)
[2] Ceux sont les mots d'Ibn Rajab dans Lata'if-ul-Ma'arif : p. 8
[3] Lata'if-ul-Ma'arif d'Ibn Rajab : page 246

Article tiré du site al-manhaj.com
Source: 
Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 13-15)
Traduit par les salafis de l’Est
http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=207
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan

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'Aisha (radiallahu ‘anha) a dit : 

« Quand les dix derniers jours (de Ramadan) arrivaient, le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) passait sa nuit dans l'adoration, réveillait sa famille (la nuit), redoublait d’efforts et serrait son Izar (pagne). »
 [1]

Ce hadith est la preuve que les dix derniers jours de Ramadan ont une vertu spéciale plus que n’importe quel autre (jour), dans lequel on doit augmenter dans l'obéissance et les actes d'adoration, comme la prière, le dhikr (rappel) et la récitation du Qur'an.

'Aisha (radiallahu ‘anha) a décrit notre prophète et modèle, Muhammad (salallahu ‘alayhi wa salam), par quatre attributs :

1  Il (salallahu ‘alayhi wa salam« passait sa nuit dans l'adoration », c’est à dire qu’il  ne dormait pas.

Ainsi, il (
salallahu ‘alayhi wa salam) restait éveillé dans l'adoration et animait son âme en passant la nuit à ne pas dormir.

Car le sommeil est le frère de la mort.

Le sens 
« passait sa nuit » est qu'il (salallahu ‘alayhi wa salam) la passait dans le qiyam (la prière de nuit) et dans les actes d'adorations pour Allah, le Seigneur des mondes.

Nous devons nous rappeler que les dix derniers jours de Ramadan sont fixés et comptés.

Quant à ce qui a été rapporté concernant l’interdiction de passer la nuit entière dans la prière, qui a été mentionné dans le hadith de 'Abdullah Ibn 'Amr (
radiallahu ‘anhu), cela concerne celui qui le fait chaque nuit de l'année.

2  Il (salallahu ‘alayhi wa salam) « réveillait sa famille », c’est à dire ses femmes pures, les Mères des croyants, pour qu'elles puissent profiter de ce bien, du dhikr et des actes d'adoration pendant ces temps bénis.

3  Il (salallahu ‘alayhi wa salam« redoublait d’efforts », c’est à dire qu’il (salallahu ‘alayhi wa salam) persévérait et luttez dans l'adoration, ajoutant plus à ses actes que ce qu'il avait fait les vingt premiers jours (de Ramadan).

Il faisait cela parce que la nuit 
d'Al-Qadr arrive pendant un de ces (dix derniers) jours.

4  Il (salallahu ‘alayhi wa salam« serrait son Izar (pagne) »  c’est à dire qu’il s’appliquait et luttait intensément dans l'adoration.

Il est aussi dit que cela signifie qu'il (
salallahu ‘alayhi wa salam) se retirerait des femmes.

Cela semble être plus correct puisque cela penche vers ce qui a été mentionné précédemment et vers le hadith d'Anas (
radiallahu ‘anhu) : 

« Il (salallahu ‘alayhi wa salam) pliait son lit et se retirait des femmes (c'est-à-dire ses femmes). »
 [2]

Aussi, il (salallahu ‘alayhi wa salam) observait Al-‘Itikaf les dix derniers jours de Ramadan et la personne qui est en état d'Itikaf ne peut avoir de rapports (sexuels) avec ses femmes.

Ainsi, ô frère musulman, efforce-toi de te caractériser par ces attributs.

Et préserve la prière que tu fais dans les profondeurs de la nuit 
(tahajjud) avec l'imam en plus de la prière de tarawih (que l'on prie dans les premières parties de la nuit), pour que ton effort ces dix derniers jours aille plus loin que les vingt premiers.

Et pour que tu puisses atteindre  l'attribut de 
« passait sa nuit dans l'adoration » en priant.

Et tu dois être patient dans ton obéissance à Allah, en effet, la prière (de nuit) tahajjud est difficile, mais sa récompense est grande.

Par Allah, c'est une grande occasion dans la vie et une chose dont il faut profiter, pour celui qui Allah l'accorde.

Et la personne ne sait pas si, peut-être, elle rencontrera une des nombreuses récompenses d'Allah pendant la prière de nuit, qui sera une aide pour lui dans ce monde et dans l’au-delà.

Les pieux prédécesseurs de cette Umma s’appliquaient à allonger la prière la nuit.

As-Sa'ib Ibn Yazid a dit :

« ‘Umar Ibn Al-Khattab a ordonné à Ubay ibn Ka'b  et Tamim Ad-Dari de diriger les gens dans la prière avec onze raka'at.
Le lecteur récitait cent versets, au point que nous devions nous appuyer sur des bouts de bois en raison de la longue position (debout).
Et nous ne nous arrêterions qu’à l’approche du Fajr. »
[3]

'Abdullah Ibn Abi Bakr a rapporté:


« J'ai entendu mon père (c'est-à-dire Abû Bakr) dire : « Pendant Ramadan, nous finissions (la prière de nuit) tard et nous pressions les domestiques pour présenter la nourriture (du suhur) de peur que le Fajr  ne vienne. »
[4]

Il y a deux luttes de l'âme auxquelles le croyant fait face pendant Ramadan : la lutte dans la journée avec le jeûne et la lutte la nuit avec le qiyam (prière de nuit).

Ainsi, quiconque combine ces deux et remplit leurs droits, alors il est parmi les patients - ceux desquels Allah dit : 

« les endurants auront leur pleine récompense sans compter » 
[sourate Az-Zumar : 15]

Ces dix jours sont la dernière partie du mois et les actions d'une personne ne valent que par leur fin.

Et peut-être, il rencontrera la nuit
d'Al-Qadr, debout dans la prière pour Allah et aura ainsi tous ses péchés passés pardonnés.

Et il faut inciter, animer et persuader sa famille d’accomplir les actes d'adoration, particulièrement dans ces grands moments que ne néglige que celui qui a été privé.

Ce qui est plus incroyable est que tandis que les gens accomplissent la prière et font le 
tahajjud, certains passent leur temps dans des assises interdites et des actes coupables.

C'est en effet la perte la plus grande.

Nous demandons à Allah Sa protection.

Donc, s'engager dans ces derniers jours signifie entrer dans le profit des actes pieux dans ce qui reste du mois.

Parmi les choses malheureuses est de voir que certaines personnes excellent dans les actions pieuses, comme la prière et la récitation du Qur'an, dans la première partie du mois, mais alors les signes de la fatigue et la lassitude apparaissent sur eux, particulièrement quand les dix derniers jours de Ramadan arrivent.

Et ceci malgré le fait que ces dix derniers jours possèdent une position plus grande que les premiers.

Ainsi, il faut persévérer dans l’effort et la lutte et augmenter son adoration quand la fin du mois arrive.

Et nous devons garder à l'esprit que les actions d'une personne ne valent que par leur fin.

Notes de bas de page :
[1] Al-Bukhari (4/269) et Muslim (1174)
[2] Voir Lata'if-ul-Ma'arif : pg. 219
[3] Voir Al-Muwatta : vol. 1, pg 154
[4] Aussi dans le Muwatta de l’imam Malik : vol. 1, pg. 156
Article tiré du site al-manhaj.com
Source :
 Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 133-135)
Traduit par les salafis de l’Est
http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=194
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan

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D’après Abî Hurayrah (radhiallâhu ‘anhu), le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : 

« Quand arrive le Ramadhân, les portes de la miséricorde s’ouvrent et les portes de l’Enfer se ferment, et les démons sont enchaînés. »
Hadîth unanimement reconnu authentique.

Ce qui est connu quant à ce hadîth, c’est que les portes du Paradis sont véritablement ouvertes et les portes de l’Enfer véritablement fermées.
Un groupe [de savants] ont dit qu’il s’agit des actes de bien, qui représentent le moyen qui permet d’entrer au Paradis, et du fait de délaisser les péchés, ainsi que leur accomplissement qui est la cause de l’entrée en Enfer. Certains [parmi les savants] ont dit que si cela est véritablement ainsi, les portes du Paradis seraient fermées toute l’année et celles de l’Enfer ouvertes toute l’année sauf le mois de Ramadhân, et de là, ce hadîth n’aurai aucun sens ?

Nous disons plutôt :

Il faut prendre cela au sens figuré. Mais il permis de penser que quelques portes du Paradis soient 
ouvertes et d’autres fermées à l’exemple des portes des mosquées qui ne sont ouvertes qu’au moment des heures de prière, et pendant les jours de fêtes, ou comme les portes des palais de roi qui ne sont ouvertes que durant les réunions.

Et selon un hadîth présent dans « al-Djâmi’ » de at-Tirmidhî, d’après Abî Hurayrah, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : 

« Au premier jour de Ramadhân, les diables et les Djinns rebelles seront enchaînés, toutes les portes du Paradis sans exception seront ouvertes. Un héraut criera : Ô toi qui cherches le bien, avance. Ô toi quicherches le mal, va-t-en. Ce jour-là, il y aura des gens qu’Allâh a affranchit du Feu. Et ceci se répète chaque nuit. » [1] [...] 

Les diables seront pendant le mois de Ramadhân enchaînés et auront les carcans comme le mentionne le sens apparent du hadîth, et cela est soutenu par Abî Hâtim, Ibn Hibbân et d’autres qu’eux parmi les gens de science. 

Mais cela ne signifie pas la disparition totale du mal, mais plutôt sa diminution étant donné qu’ils seront faibles [...] [2]

Notes

[1] Rapporté par at-Tirmidhî - Authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh Ibn Mâdja »
[2] Kitâb « Masâ-îb ul-Inssân min Makâ-îd ich-Chaytân » de L’Imâm Taqî ad-Dîn Ibn Muflih al-Maqdissî, p.143-144
http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article333
Imam Zayn ud-Deen Ibn Rajab al-Hanbali

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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine
Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdi-llâh Ibn Bâz
Comité permanent [des savants] de l'Ifta 

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L'âge auquel un enfant est obligé de jeûner

Question : 

Quand devient-il obligatoire à l'enfant de jeûner et quelle est la limite d'âge ?

Réponse :

On ordonne à un enfant de prier quand il atteint l'âge de sept et le frappe pour l’accomplir à l'âge dix et cela lui devient obligatoire quand il atteint la puberté. 

Et la puberté est déterminée par :

1) Excrétion de sperme après excitation;
2) Apparition de poils pubiens;
3) Ejaculations nocturnes;
4) Atteindre l'âge de quinze ans.

De même pour une femme, en plus des menstrues.

La source pour ce qui est mentionné ci-dessus est ce que l'imam Ahmad et Abû Dawud ont rapporté sur l'autorité du prophète (salallahu a‘layhi wa salam) :

« Ordonnez à vos enfants de prier à sept et frappez-les à dix et séparer les l'un de l'autre dans le lit. »

Aussi, 'Aisha (radhiallahu 'anha) a rapporté sur l'autorité du prophète (salallahu a‘layhi wa salam) :

« La plume est levée pour trois (personnes) : le dormeur jusqu’à ce qu'il se réveille, le jeune enfant jusqu’à ce qu'il atteigne la puberté et le fou jusqu’à ce qu’il retrouve la raison. »

Et tout le succès est en Allah et que les prières et les salutations soient sur notre prophète (salallahu ‘alayhi wa salam), sa famille et ses compagnons.

Fatawa Ramadhan - volume 1, p.233, Fatwa n° 177;
Fatawa Al-Lajnah Ad-Da.ima lil-Buhuth Al-'Ilmiya wal-Ifta. - Fatwa n° 1787


Le jeûne de l'enfant

Question : 

Doit-on ordonner au jeune enfant non pubère de jeûner ? 
Aussi, est-ce qu'il (le jeûne) est accepté de lui s'il atteint la puberté pendant son jeûne?

Réponse : 

Quand les jeunes garçons et filles atteignent l'âge de sept ans on leur ordonne de jeûner afin de s'y habituer ; et leurs tuteurs doivent le leur ordonner, de même qu’on leur ordonne d’accomplir la prière, et quand ils atteignent la puberté, il leur incombe de jeûner.

S'ils atteignent la puberté pendant le jour, leur jeûne pendant ce jour est accepté; ainsi si un jeune enfant, qui jeûne, devait avoir quinze ans à midi alors ce jour (de jeûne) est accepté de lui.

La première partie du jour serait surérogatoire et la deuxième moitié obligatoire, tant qu'il n'a pas encore atteint la puberté, que ce soit par l'apparition de poils pubiens ou l’éjaculation de liquides sexuels.

C'est aussi le cas pour la fille, car la règle est la même pour les deux, sauf qu'elle a un signe supplémentaire indiquant qu’elle a atteint la puberté et ce sont ses menstrues.

Shaykh Ibn Baz
Fatawa Ramadhan - volume 1, p.234, Fatwa n° 178;
Tuhfatul-Ikhwan bi-AjwibahMuhimma tata'allaq bi-Arkan Al-Islam – p.160-161


Mon jeune enfant insiste pour jeûner malgré sa santé faible

Question :
 

Mon jeune enfant insiste pour jeûner pendant Ramadan malgré que cela lui nuise en raison de son jeune âge et de sa santé faible. 
Puis-je employer la rudesse avec lui pour rompre son jeûne ?

Réponse :
 

S'il est jeune et n'a pas atteint la puberté, le jeûne n'est pas obligatoire sur lui.

Cependant, s'il est capable de jeûner sans privation alors il doit être éduqué à faire ainsi.

Les compagnons (radiallahu 'anhum) habituaient leurs enfants à jeûner, au point que quand un enfant pleurait, ils le distrayaient de sa faim en lui donnant un jouet.
 
Cependant, s'il est établi que le jeûne nuit à l'enfant alors il doit en être empêché; de même qu'Allah nous a interdits (aux parents) de leur donner de l'argent de crainte qu’ils en fassent un usage impropre, alors certainement la crainte qu’un mal ne les atteigne est une raison de plus de les empêcher de jeûner.

Cependant, on ne doit pas les empêcher par la force et la rudesse, car certainement cela ne convient pas à leur éducation.

Shaykh Ibn 'Uthaymin
Fatawa Ramadhan - volume 1, p.237, Fatwa n° 183
Fatawa Shaykh Ibn 'Uthaymin - volume 1, p.493


15 ans et trop fatigué pour jeûner pendant ramadan

Question : 

Quel est le jugement sur un jeune de 15 ans qui ne jeûne pas pendant Ramadan, avec l'excuse qu'il est extrêmement fatigué et n'a pas la capacité d'achever son jeûne.
Et s'il devait rattraper le jeûne (qu'il a manqué), lui est-il permis de le faire après que le Ramadan suivant soit passé ?

Réponse : 

Il est haram pour un musulman responsable qui a toutes ses facultés ; a atteint la puberté, est résidant (par opposition au voyageur) et est en bonne santé de ne pas jeûner pendant Ramadan.

Et si le jeûne devient difficile pour lui et qu’il est contraint de rompre son jeûne, de même si une personne se sentait contrainte de manger de la viande morte (s'il avait faim et qu’aucune autre nourriture n’était disponible, comme s'il était dans le désert, etc), alors il lui est permis de manger une quantité suffisante pour calmer sa faim.

Il doit alors continuer à s'abstenir de tout ce qui annule le jeûne pour le reste de la journée, et rattraper ensuite le jeûne après que Ramadan soit passé.

S'il retarde cela jusqu'à l'arrivée de Ramadan (suivant), il doit rattraper son jeûne (qu'il a manqué) et nourrir en plus un pauvre pour chaque jour manqué.

Note :

Quiconque a 15 ans, a alors atteint la puberté; de même que celui qui a une éjaculation après un désir ou une éjaculation nocturne ou autre que cela, ou s'il remarque des poils pubiens; et le début des menstrues en ce qui concerne la fille.

Et tout le succès est en Allah et que les prières et les salutations soient sur notre prophète Muhammad (salallahu ‘alayhi wa salam), sa famille et ses compagnons.

Fatawa Ramadhan - volume 1, p.378, Fatwa n°337
Fatawa Al-Lajnah Ad-Da.ima lil-Buhuth Al-'Ilmiya wal-Ifta. - Fatwa n° 6355


Le jeûne de l'enfant non pubère

Question :

Mon enfant est petit et il insiste pour jeûner le mois du ramadan, bien que le jeûne lui soit néfaste, vu son jeune âge et la fragilité de sa santé.
Est ce que je dois utiliser la force avec lui pour qu’il rompt son jeûne?

Réponse :

Si l’enfant n’a pas encore atteint l’âge de la puberté, le jeûne ne lui est pas imposé. Mais s’il peut l’effectuer sans difficulté il est préférable de lui prescrire.
 
Les sahabas faisaient jeûner leurs enfants, au point où lorsque les plus petits pleuraient, ils leur donner un jouet pour les divertir.

Par contre, s’il est confirmé que cela lui est néfaste alors cela lui est interdit.

Et si Allah nous a interdit de donner aux enfants leur propre argent, de peur qu’ils le dépensent dans les choses futiles alors l’interdiction leur est imposé à plus forte raison.

Mais l’interdiction ne doit pas être faite sévèrement.

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine 
Source:100 questions-réponses sur le ramadan

Le jeûne d'une fille de 12 ans

Question :

Une fille, qui a atteint l’age de 12 ans et qui n’a pas jeûner le dernier mois de ramadan, doit elle jeûner ?

Réponse :

Une femme doit jeûner quand elle a réunit ces 3 conditions:
 
- L’islam
- La puberté (les menstrues par ex).
- Avoir atteint l’age de 15ans.
- La raison.

Si elle n’a pas jeûné alors qu’elle a toutes ces conditions alors elle doit rattraper son jeûne raté .

source : 100 questions/réponses sur le ramadan


Laissez vos enfants jeuner

Cheikh al otheimine dans le livre majaliss chahr ramadan explique apres avoir decris le premier cas de ceux dont il n'est pas obligatoire pour eux de jeuner.

le deuxieme cas : les petits 

Il n'est pas obligatoire pour lui de jeuner jusqu'à ce qu'il soit pubère par rapport au dire de nabi salla allahu alyhi wa 3ala alihi wa salam :

"Le qalam a été levé pour trois (cas), pour le dormeur jusqua ce quil se reveille, pour le petit jusqu'à ce qu'il grandisse, et pour le fou jusqu'à ce qu'il retrouve la raison."
Rapporté par ahmed et abou daoud et nissa'i et la rendu sahih al hakim 
 
Mais son tuteur (les parents) doit lui demander de jeûner si il le supporte pour s'exercer àl'obeissance (d'allah) et pour que cela devienne plus facile pour lui lorsqu'il grandira, en prennant comme exemple les pieux prédécesseurs qui faisaient jeûner leurs enfants et ils étaient très petits.

Ils les emmenaient à la mosquee et leur faisaient des poupées de laine et lorsque les enfants pleuraient de faim ou par manque de nourriture, ils leur donnaient les poupées (laine) pour leur faire oublier la faim. 

Et la plupart des parents aujourd'hui oublient cet ordre et ne demandent pas à leurs enfants de jeûner, et il y en a meme qui interdisent a leurs enfants de jeûner alors que eux memes (les enfants) le veulent, en pensant que c'est une misericorde pour leurs enfants (de ne pas les faire jeûner). 

En vérité la misericorde c'est d'apprendre à leurs enfants les principes de l'islam et ses merveilleux préceptes. 
 
Celui qui neglige ou interdit cela (le jeûne des petits), devient injuste envers ces enfants et lui même. 

Effectivement si ils jeûnent et s'aperçoit (le tuteur) que le jeûne leur nuit, dans ce cas là il n'y a pas de mal à ce qu'il leur interdise de jeûner. 

majaliss chahr ramadan . page 38 مجالس شهر الرمضان 
http://www.fourqane.fr/forum/viewtopic.php?t=3392
Comité permanent [des savants] de l'Ifta
Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdi-llâh Ibn Bâz
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine 

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Cheikh Abdel Mouhsin Al'Abbad

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ومن أحكام الصيام أن الشيخ الكبير والمرأة الكبيرة, وكذا المريض الذي لا يرجى برؤه, يفطرون، ويطعم كل واحد منهم مكان كل يوم مسكينا, إذا كانوا لا يطيقون الصوم في قول جمهور العلماء, قالوا: وإن كانت الآية منسوخة، وهي قوله -تعالى- »وَعَلَى الَّذِينَ يُطِيقُونَهُ فِدْيَةٌ طَعَامُ مِسْكِينٍ  « لا أن حكم الإطعام باقٍ على من لم يُطق الصوم لكبر, وكذا مرض لا يرجى برؤه, وقال جماعة من السلف جميع الإطعام منسوخ, وقال ابن عباس - رضي الله عنهما-: ليست الآية منسوخة، بل هي محكمة، وهي نزلت في الكبير والمريض اللذين لا يقدران على الصوم. وقال مالك لا يجب عليه شيء لأنه ترك الصوم لعجزه فلم تجب عليه فدية, كما لو تركه لمرض اتصل به الموت, والصواب ما ذهب إليه جمهور العلماء من وجوب الإطعام والله الموفق.

Parmi les règles du jeûne, l’alternative donnée au vieillard, à la vielle dame et la personne malade, dont l’espoir de guérison n’est pas certain, de manger et d’offrir, en contre parti, un repas à un nécessiteux pour chaque jour non jeûné, si le jeûne leur est pénible par l’Unanimité des savants. 

Ils disent : « bien que ce verset à été abrogée, c’est à dire selon la parole d’Allah – ta’ala - : 

« Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu' (avec grande difficulté), il y a une compensation: nourrir un pauvre » [Sourate Al Baqara - 184]

la compensation du jeûne pour celui qui ne peut pas l'accomplir (par vieillesse ou maladie) demeure une obligation ».

Un groupe parmi les prédécesseurs [As-Salaf] a même dit que cette dernière obligation à été elle aussi abrogée et selon Ibn ‘Abass – qu’Allah soit satisfait d’eux - :

« ce verset n’a pas été abrogé, il comporte plutôt un statut ; il fut révélé à propos de la personne âgée et de la personne malade, qui ne peuvent pas accomplir le jeûne »
[An-Nawawî  8/21 – selon Mouslim].

Selon Malik, la personne qui est incapable de jeûner par rapport à son impotence n’est redevable d’aucune forme d’expiation et elle n’est pas obligée d’offrir une compensation, comme pour la personne [inguérissable] qui délaisse le jeûne à cause d’une maladie liée à sa mort.

Cependant, l’avis le plus juste reste celui auquel fait allusion l’Unanimité des savants, selon lequel il y a l’obligation d’une expiation [Al Moughni 4/396]. 

Certes, Allah est le Seul à garantir le succès.

Source : 
www.sh-rajhi.com 
Parmi les règles du jeûne - règles n°18 – 
Sheikh 'Abd Al 'Aziz Ibn 'Abd Allah Ibn 'Abd Ar-Rahman Ar-Rajhi (hafidhahou Allah) . 
Traduction rapprochée par Ibn Hamza Al Djazairy -  21 Ramadan, 1428 / 03-10-2007


صوم الشيخ الكبير والمرأة الكبيرة والمريض الذي لا يرجى برؤه
Par coucousiere - Publié dans : à lire
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